Pères Séparés inc.

Maintenir son équilibre dans la séparation

Des grands-parents aidants

 

Pères Séparés inc. reçoit environ entre 15 et 20  appels par année qui proviennent de grands-parents à la recherche d’un soutien pour leur fils et leurs petits-enfants.

 

Le texte qui suit est l’œuvre de Richard Langevin, psychologue et expert psycho-légal à la cour.

 

« Si on compare la famille à un arbre, nous dirons que les grands parents en sont les racines et les parents les branches maîtresses sur lesquelles l'enfant − dès sont tout jeune âge et tout au long de sa vie − pourra toujours s'appuyer pour se développer.

 

La séparation provoque souvent des tensions familiales difficiles à gérer. Au cœur de cette tempête, les grands-parents sont soit tiraillés entre les rôles de témoins distants et d’acteurs impliqués, soit exclus malgré eux. Le mot d’ordre est simple : les petits-enfants d’abord.

 

Dans l’étude Être grand-parent au Canada, menée en 2000 pour l’Institut Vanier de la famille, les chercheurs Carolyn J. Rosenthal et James Gladstone précisent que dans un scénario idéal, les grands-parents peuvent décider, en accord avec leur enfant, du rôle qu’ils souhaitent assumer auprès de leurs petits-enfants pendant et après les procédures de divorce. Dans certains cas, le divorce de leur enfant sera même l’occasion de renforcer leurs liens avec les petits-enfants, notamment par l’accroissement de la fréquence des visites et de la longueur des  périodes de visites. Malheureusement, ces conditions idéales ne sont pas toujours réunies. Le divorce, loin de se résumer à des procédures juridiques, entraîne souvent les grands-parents dans des conflits interpersonnels qui risquent fort de compromettre cette précieuse relation avec les petits-enfants.»

 

https://www.lebelage.ca/sante-et-mieux-etre/psycho/divorce-le-role-des-grands-parents?page=all

 

« En parallèle s’est imposée une autre évolution importante dans la famille cette fois sur le plan intergénérationnel entre les petits-enfants, les parents et les grands-parents. Ces derniers veulent prendre une place plus active en développant une relation plus approfondie avec leurs petits-enfants. Toutefois cette revendication n’est pas aussi reconnue légalement dans la société que celle des pères auprès de leurs enfants. Les grands-parents ne sont pas assez reconnus pour l’importance de leur contribution au développement des enfants. Pourtant, la recherche en psychologie de la famille est assez claire. Les grands-parents jouent un rôle central dans l’acquisition d’une identité saine chez l’enfant.  Ils aident l’enfant à mieux se situer dans le temps et dans l’histoire de famille. Ils jouent aussi un rôle de médiateur dans les conflits identitaires entre les parents et les enfants, tout en fournissant aux parents des périodes de répit pour mieux concilier leurs activités professionnelles et leurs responsabilités parentales.

 

En général, cette revendication des grands-parents auprès de leurs petits-enfants se passe bien. Les enfants sont heureux et profitent de leurs liens avec ces derniers. Les grands-parents deviennent des personnes significatives dans la vie des enfants.  Il existe des liens uniques, différents et complémentaires à ceux de l’enfant avec ses parents. 

 

Toutefois, ce meilleur des mondes n’existe pas dans toutes les familles. Il exige une souplesse, une tolérance à la différence, une sécurité affective suffisante dans les liens développés chez chacune des personnes adultes auprès des enfants.

 

Mais que se passe-t-il lorsque les parents sont  en désaccord avec la façon que les grands-parents développent leurs liens avec leurs enfants et/ou encore se sentent menacés dans leur autorité parentale ? Les parents se disent que ce sont eux qui sont responsables et limitent alors les liens entre les enfants et les grands-parents. Ils ont le pouvoir de le faire parce que la société confère aux parents cette autorité. En contrepartie, elle reconnaît aux grands-parents les bienfaits de maintenir des liens même minimaux avec les enfants. Mais ultimement, en présence d’un conflit trop important entre les parents et les grands-parents, on aura tendance à éviter de placer les enfants dans des conflits de loyauté entre adultes. Quoique cette tendance soit répandue, il en existe une autre qui vise à forcer l’établissement de liens entre les grands-parents et les petits-enfants, sachant que la perte de ce lien affectif aura un impact négatif sur le développement des enfants. Il se profile ainsi deux façons de concevoir la place des grands-parents. L’une est étroite et vise à éviter les conflits de loyauté. L’autre est plus large et perçoit l’enfant comme un membre d’une communauté. Elle englobe donc les parents et les grands-parents, mais également tout adulte qui peut avoir un impact significatif sur le développement d’un enfant : les oncles, les tantes, les professeurs, les entraîneurs, le médecin, etc. La socialisation de l’enfant dépend donc de tous ces acteurs.» 

 

Cette deuxième conception exige des changements importants dans la société, les enfants n’étant plus perçus comme la  possession des parents. Cette revendication s’explique par plusieurs facteurs : la réduction du nombre de petits-enfants, une plus grande aisance financière, une meilleure santé et des conditions de retraite plus intéressantes. 

 

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